Un espace pour comprendre ce qui se joue en soi
Hors-série — SEUIL
Ce journal est né d’un besoin simple.
Celui de ne plus tout expliquer.
De ne plus tout corriger.
De laisser enfin un peu de place.
Une place pour le corps, quand il fatigue sans raison claire.
Une place pour l’émotion, quand elle déborde ou quand elle s’est tue depuis trop longtemps.
Une place pour ce qui se cherche, sans savoir encore comment se dire.
Ici, il n’y a rien à réussir.
Rien à tenir dans la durée.
Rien à faire “comme il faut”.
Ce journal ne demande ni discipline, ni constance parfaite.
Il ne sanctionne pas les silences.
Il ne réclame pas d’être ouvert chaque jour.
Il est là quand tu en as besoin.
Et il se tait quand ce n’est pas le moment.
Le choix du rythme mensuel n’est pas une organisation pratique.
C’est un respect.
Le respect du temps qu’il faut pour que quelque chose se pose.
Pour que le corps comprenne.
Pour que l’émotion se transforme.
Pour que la conscience intègre sans violence.
Tout ne se règle pas vite.
Et surtout, tout n’a pas besoin d’être forcé.
Chaque mois proposera une lecture différente.
Une ambiance intérieure.
Un climat émotionnel.
Un mouvement à observer plutôt qu’à contrôler.
Il n’y aura pas toujours des réponses.
Parfois seulement une mise en lumière.
Parfois un apaisement.
Parfois une simple reconnaissance de ce qui est déjà là.
Ce journal ne promet pas d’aller mieux.
Il propose autre chose.
Un endroit où l’on peut s’arrêter un instant.
Regarder honnêtement ce qui se passe à l’intérieur.
Sans se juger.
Sans se comparer.
Sans chercher à devenir quelqu’un d’autre.
Tu peux ouvrir ces pages au début d’un mois.
Ou en plein milieu.
Ou à un moment où, extérieurement, tout va bien,
mais où quelque chose, à l’intérieur, demande plus de justesse.
Il n’y a pas de bonne façon de lire ce journal.
Il n’y a que ta façon.
Ce journal n’est pas un guide.
Il n’est pas une méthode.
Il est une présence discrète.
Tu peux entrer.
Tu peux repartir.
Rien ne se referme derrière toi.
Le seuil reste là.
Ce texte est une référence. Il pose le cadre de lecture unique de ce Journal. Je te propose de le lire une seule fois — ensuite il guide naturellement tous les journaux mensuels.
L’illumination incarnée désigne un processus de clarté intérieure.
Rien de spectaculaire. Rien de mystique.
C’est le moment où une personne :
Il ne s’agit pas de changer qui l’on est.
Il s’agit de voir clair dans son propre fonctionnement.
Quand cette clarté apparaît :
L’illumination, ici, est un éclairage, pas un état.
L’illumination incarnée n’est pas :
Elle ne promet :
Elle ne place personne au-dessus de quoi que ce soit.
Elle ne crée aucune hiérarchie de conscience.
Il n’y a aucun idéal, aucun modèle, aucune injonction.
Parce que la clarté dont il est question :
Une compréhension qui reste mentale n’est pas suffisante.
Une prise de conscience qui ne modifie rien dans le vécu reste abstraite.
L’illumination est dite incarnée parce qu’elle :
Elle n’est pas au-dessus de l’existence.
Elle agit à l’intérieur de l’existence.
Dans ma pratique, l’illumination incarnée est un point d’appui, pas un objectif.
Elle permet :
Quand une personne comprend :
Ce travail de clarté est fondamental, car :
L’illumination incarnée ne transforme pas la vie.
Elle permet de la vivre avec plus de justesse.
L’illumination incarnée n’est pas une promesse.
C’est un éclairage.
Quand ce qui se joue devient lisible,
le corps, l’émotion et la conscience cessent de se contredire.