Je n'ai pas créé la lecture de la Survie Fonctionnelle Féminine® pour inventer un nouveau concept.
Je l'ai créée parce qu'une même question revenait sans cesse.
Une question à laquelle les réponses existantes ne répondaient jamais complètement.
Pourquoi certaines femmes continuent-elles à fonctionner alors que quelque chose en elles ne récupère plus vraiment ?
Pendant longtemps, j'ai rencontré des femmes qui ne correspondaient à aucune des catégories habituelles.
Elles n'étaient pas forcément en burn-out.
Elles n'étaient pas forcément malades.
Elles n'étaient pas incapables d'avancer.
Au contraire.
Elles travaillaient.
Elles géraient leur quotidien.
Elles prenaient soin des autres.
Elles assumaient leurs responsabilités.
Elles continuaient à fonctionner.
Et pourtant…
Quelque chose s'épuisait progressivement.
Le sommeil récupérait moins.
L'énergie devenait plus instable.
La charge mentale devenait plus lourde.
Les émotions demandaient davantage d'efforts.
La récupération semblait disparaître progressivement.
Et ce qui me frappait le plus était toujours la même chose.
Ces femmes continuaient à tenir.
C'est précisément pour cette raison que ce qu'elles vivaient demeurait souvent invisible.
Parce qu'elles continuaient à fonctionner.
Parce qu'elles continuaient à assumer.
Parce qu'elles continuaient à avancer.
On leur parlait alors de stress.
Parfois de fatigue.
Parfois d'hypersensibilité.
Parfois de charge mentale.
Mais ces mots ne suffisaient jamais à expliquer ce que j'observais.
Ils décrivaient certaines manifestations.
Jamais leur organisation.
J'avais la conviction qu'il manquait une pièce essentielle.
Une pièce capable de relier entre elles la fatigue persistante, le sommeil non réparateur, l'hypervigilance, la charge mentale, l'hypersensibilité et cette difficulté grandissante à récupérer.
C'est cette pièce que j'ai cherchée.
Pendant des années.
Et plus j'observais, plus une évidence s'imposait.
Le problème n'était pas uniquement ce que ces femmes vivaient.
Le problème était la manière dont leur organisme continuait à fonctionner en mobilisant progressivement davantage de ressources qu'il n'en restaurait.
Elles ne s'effondraient pas.
Elles tenaient.
Mais elles tenaient à un coût physiologique de plus en plus élevé.
C'est cette réalité que j'ai choisi de nommer la Survie Fonctionnelle Féminine®.
Parce qu'elle décrit ce que j'observais, encore et encore.
Un organisme qui continue à fonctionner.
Qui continue à s'adapter.
Qui continue à tenir.
Mais qui ne récupère plus à la hauteur de ce qu'il mobilise.
Aujourd'hui, cette lecture constitue le fondement de toute ma démarche.
Elle me permet de rendre visible ce qui demeure souvent invisible derrière les symptômes.
Et surtout, elle permet enfin de donner une cohérence à ce que beaucoup de femmes vivent depuis longtemps sans parvenir à le comprendre ni à le nommer.
Ce que je regarde
La plupart des femmes qui viennent me consulter arrivent avec ce qu'elles observent.
La fatigue.
Le sommeil.
Le stress.
La charge mentale.
Les émotions.
Moi, je m'intéresse aussi à ce qu'elles ne voient pas encore.
À ce qui ne s'explique pas complètement.
À ce qui paraît incohérent.
À ces situations où une femme me dit :
« Tout va bien. »
Alors que son organisme raconte une autre histoire.
Je m'intéresse à ce qui demeure invisible derrière les symptômes.
À ce qui continue d'organiser le fonctionnement alors même que la récupération devient plus difficile.
À ces décalages entre ce que la personne vit, ce que son corps exprime et ce qu'elle croit comprendre de sa situation.
C'est souvent là que se trouvent les informations les plus importantes.
Parce que le corps laisse des indices.
Dans le sommeil.
Dans l'énergie.
Dans la récupération.
Dans la manière de réagir.
Dans ce qui demande progressivement davantage d'efforts.
Mon travail consiste à relier ces indices.
À comprendre l'organisation physiologique dont ils sont l'expression.
À faire émerger une lecture cohérente.
À rendre visible ce qui, jusque-là, demeurait dispersé.
Très souvent, les femmes arrivent avec une question.
Elles repartent avec une compréhension nouvelle de leur fonctionnement.
Et c'est souvent à partir de cette compréhension que la régulation peut réellement commencer.