« Pourquoi je suis déjà épuisée alors que je viens de dormir ? »
« J'ai oublié ce que ça fait de me réveiller en forme. »
« Chaque matin, je me demande comment je vais tenir jusqu'au soir. »
« Je ne veux plus seulement dormir… je voudrais enfin récupérer. »
« Pour la première fois, je comprends enfin ce qui se passe dans mon corps. »
C'est la phrase que j'entends le plus souvent à la fin du bilan.
La plupart des femmes qui arrivent ici ne pensent pas forcément avoir un problème de sommeil.
Certaines s'endorment facilement.
Certaines dorment leurs heures.
Certaines ne se réveillent même pas particulièrement souvent.
Et pourtant...
Quelque chose ne récupère plus.
Elles se réveillent déjà fatiguées.
La journée commence avec moins d'élan.
Les ressources semblent plus limitées.
Comme si la nuit n'avait pas rendu tout ce qu'elle était censée rendre.
Comme si quelque chose était resté en suspens.
Et plus le temps passe, plus une question apparaît :
Comment est-il possible d'être aussi fatiguée alors que je dors ?
Parce que tout le monde connaît le manque de sommeil.
Mais beaucoup moins de femmes connaissent le manque de récupération.
Pourtant, ce sont deux réalités différentes.
Certaines femmes manquent de sommeil.
D'autres manquent de récupération.
Et il est possible de dormir sans récupérer réellement.
Cette nuance change tout.
Lorsque le sommeil ne restaure plus comme avant, beaucoup de femmes cherchent naturellement du côté du sommeil lui-même.
Elles cherchent à mieux dormir.
À dormir plus longtemps.
À trouver ce qui perturbe leurs nuits.
Mais parfois, le sommeil n'est pas le problème.
Il est le messager.
Le témoin silencieux de quelque chose qui se passe ailleurs.
Il récupère lorsqu'il peut relâcher.
Vraiment.
Pas seulement fermer les yeux.
Pas seulement s'arrêter.
Pas seulement passer la nuit au lit.
Relâcher.
Abandonner la surveillance.
Quitter l'anticipation.
Sortir du maintien.
Retrouver un état où il n'a plus besoin de consacrer une partie de son énergie à rester prêt.
Et c'est précisément là que beaucoup de femmes restent bloquées sans le savoir.
C'est probablement la phrase qui résume le mieux ce que j'observe.
Elles dorment.
Mais elles continuent à tenir.
À l'intérieur.
Le système continue à gérer.
À anticiper.
À absorber.
À rester mobilisé.
Pas suffisamment pour empêcher le sommeil.
Mais suffisamment pour empêcher une récupération profonde.
Et lorsque cela dure :
la fatigue s'installe,
les ressources diminuent,
la charge mentale devient plus lourde,
les émotions prennent davantage de place,
et tout finit par demander davantage d'énergie.
Parce que le problème n'est pas toujours le sommeil.
Le problème est parfois l'état dans lequel le corps dort.
Cette distinction paraît simple.
Elle change pourtant complètement la lecture de ce que vivent de nombreuses femmes.
est parfois un problème de récupération.
Et ce que beaucoup appellent un problème de récupération
est parfois un problème de maintien.
Le corps continue à fonctionner.
Continue à avancer.
Continue à s'adapter.
Mais il ne récupère plus à la hauteur de ce qu'il dépense.
C'est précisément ce que j'appelle la survie fonctionnelle.
Un état dans lequel l'organisme continue à tenir.
Parfois longtemps.
Parfois très longtemps.
Mais au prix d'une mobilisation intérieure devenue permanente.
– fatigue dès le réveil ;
– sensation d'avoir dormi sans être reposée ;
– besoin de stimulation pour démarrer la journée ;
– sommeil léger ou peu récupérateur ;
– charge mentale plus difficile à absorber ;
– hypersensibilité accrue ;
– énergie instable ;
– impression de vivre davantage en maintien qu'en récupération.
« Pourquoi est-ce que je dors mal ? »
Mais plutôt :
« Pourquoi mon corps ne récupère-t-il plus comme avant ? »
Car lorsque cette question apparaît, beaucoup de choses cessent d'être séparées.
Le sommeil.
La fatigue.
Le stress.
La charge mentale.
L'hypervigilance.
L'hypersensibilité.
Ils deviennent les différents visages d'une même réalité.
Je ne travaille pas uniquement sur le sommeil.
Je cherche à comprendre pourquoi l'organisme ne parvient plus à récupérer pleinement.
Pourquoi il continue à tenir.
Pourquoi il reste mobilisé.
Pourquoi la récupération ne compense plus totalement ce qui est dépensé.
Car c'est souvent à cet endroit que commence le véritable changement.
Le bilan permet d'explorer :
– les mécanismes qui maintiennent le corps en vigilance ;
– les freins à la récupération ;
– le fonctionnement du système nerveux ;
– les facteurs qui entretiennent l'état de maintien ;
– et les raisons pour lesquelles le corps ne récupère plus comme avant.
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→ Stress chronique & charge mentale
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→ Dossier : Survie fonctionnelle féminine